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Au bout de ce chemin où l'on ne rencontre personne, il ne reste que la lecture du film à l'envers pour comprendre l'ingénierie du désastre. Pour décanter. Pour voir l'avion se fracasser dans la structure de verre et d'acier puis, comme la main de Dieu, sortir l'avion de là. Forcer la marche arrière et effacer le pire. Et compter. Compter encore. Pour trouver le sens de cette consigne farfelue : « Compte jusqu'à cent. ». Les seuls mots qu'il a prononcés dans ma langue. Compter. De zéro à cent puis de cent à zéro. Ou encore en boucle, comme le cercle vicieux dans lequel mon esprit se trouve captif malgré lui, comptant de zéro à cent, puis recommençant à zéro. Compter sans fin pour revivre toutes les déclinaisons de l'érection et de la débandade, dans tous les sens, à la dérive, en désordre. Que le désordre le plus littéral.
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