Archives annuelles : 2011

Réflexion autour d’une coupe

Juste avant mes vacances, une collègue de travail m’a posé une question qui m’a tourmentée des jours durant. Les deux pieds dans le sable, je m’interrogeais toujours: l’épinglette qui vient avec la jolie pochette de la Diva Cup, c’est pour qui et surtout pour quoi?

J’insère ici une note de bas de page : nous les femmes, n’accordons aucune attention à la structure d’une conversation. Nous pouvons passer du dernier rapport trimestriel, au vomit du petit dernier dans la même phrase, sans même la terminer ou en la chevauchant d’un «Wow! C’est génial ta nouvelle coiffure! ». Alors parler de coupe menstruelle entre deux dossiers n’a rien d’exceptionnel.

Donc, si comme moi vous mourrez d’envie de porter ce petit bijou, vous devez savoir qu’il s’agit d’une épinglette décalée. Elle flirte avec l’absurde tout en étant intrinsèquement plausible. Peu importe avec quoi vous la portez, elle interpelle et surprend. À vous de jouer!

Hermétique Avec un jeans, un t-shirt en chanvre et des cheveux courts, elle fera de vous une éco-féministe-fondamentaliste. Menstruée et fière de l’être, vous serez probablement l’unique membre du parti « Les vertes contre le viol collectif de la planète »!

Pédagogique Avec un tailleur classique, les cheveux relevés, elle vous transformera en conseillère Diva Cup. Avec un peu d’ambition, vous ferez vite partie du club des Diamants de votre territoire et ferez des démonstrations à domicile.

Informative Avec quelques rides et un ventilateur, elle déclarera officiellement votre ménopause. Comme l’écriteau « Gare au chien », l’épinglette dira à vos collègues : « Attention, humeur de Diva! »

Déclarative Avec un look négligé, une queue de cheval rachitique et des sandales Crocs aux pieds, elle dira tout simplement : « Pas ce soir chéri! »

Branchée. À la boutonnière de votre chéri, il s’agira d’un statement. Il croira qu’elle dit : « c’est plus qu’une coupe, c’est un mode de vie », mais tous sauront qu’ils auront affaire à un« créatif du Mile End ».

Coupez ce sein que je ne saurai voir

Payer pour des vêtements ou des jouets commerciaux m’ennuie toujours un peu. Pas que je sois contre ce type de bébelles, mais je préfère la sensation de supériorité morale que me procure l’achat d’un jeu éducatif, d’un casse-tête, d’un livre ou d’un abonnement aux magazines de Bayard Jeunesse.

Mais comme dans la notion de cadeau, il y a aussi l’idée de faire plaisir à l’autre, je cède parfois aux demandes de jouets roses bonbons de mes filles. Et les ventes-débarras sont toutes désignées pour leur permettre de vivre leurs archétypes, sans compromettre ma capacité à payer les études et les psychologues qu’elles auront besoin pour s’en affranchir.

Alors que je faisais le plein de costumes de princesses et de pouliches bon marché, je suis tombée sur une série de poupées Barbie mutilées, aux seins minutieusement coupés et sablés. La femme qui les vendait avait-elle eu peur que Barbie conditionne le rapport de sa fille à la beauté et au corps? Avec ces silhouettes de plastique imparfaites, croyait-elle porter assistance à personne en danger moral?

La situation était si inédite que je n’ai pu m’empêcher d’en acheter quelques-unes, feignant d’être tombée sur une mère qui avait du jugement, trop heureuse que l’intelligence triomphe enfin de la bêtise

- Quelle chance! Je n’aurai pas besoin de leur enlever les seins, c’est déjà fait!

On est toujours l’imbécile de quelqu’un. À voir son sourire forcé, je savais que j’étais la sienne. J’en avais trop mis. Dommage. La suite aurait été plus intense. Quelle est votre technique? Le bistouri, le rabot ou la hache? Personnellement, je préfère la râpe à fromage.

Femme objet ou poupée féministe, Barbie donne bien du fil à retorde aux parents qui visent une éducation intellectuelle et émotionnelle parfaite pour leur fille. Pourtant, la vie des enfants n’est pas si compliquée. À la maison, personne n’a remarqué la déficience mammaire des nouvelles poupées. Par contre, si elles avaient pu écarter les jambes, les sorties au ranch auraient été tellement plus intéressantes.

Conciliation travail famille

Entre les rhumes, les otites, la garderie qui refuse bébé pour un rien et tous les autres rendez-vous chez le dentiste et le pédiatre, travailler devient tout un exploit. Voici quelques mesures à prendre pour concilier travail et famille sans y laisser sa peau.

Travaillez moins. Demandez à votre employeur de travailler quatre jours par semaine ou dénichez un emploi qui puisse vous permettre de le faire. Si les femmes ont obtenu le droit de vote, la semaine de quatre jours devrait être possible! Cette journée récupérée vous permettra d’économiser de l’essence et de cuisiner des plats-maisons à bien meilleur prix.

Télé-travaillez. Même si le télétravail n’est pas encore entré dans les mœurs de l’entreprise, demandez à travailler de la maison les jours de tempête ou lorsque bébé est malade. Sans appel ni réunion, cette journée risque d’être très productive. Et si bébé gruge trop d’heures de travail, reprenez-les en soirée. Le télétravail est productif, à vous de le démontrer!

N’achetez plus d’ouvrage. Éliminez l’achat de vêtements à repasser et privilégiez l’achat de chaussettes à motifs. L’assemblage des chaussettes noires, marines ou blanches unies, c’est beaucoup trop long! Reportez à plus tard vos rêves de plantes, de potager, d’animal de compagnie, de canapé en cuir à hydrater, de babioles à épousseter, de spa ou d’aquarium à entretenir.

Achetez la paix. Oubliez les chapeaux, mitaines et autres chaussettes griffées assorties aux vêtements des enfants. Optez plutôt pour la quantité. Laissez traîner ces accessoires avec des couches et des suces dans la voiture, chez la gardienne, les grands-parents, les voisins et les amis. On en perd un, on en prend un autre! Ce n’est pas écologique, mais vous sauverez un temps fou.

Faites-vous des amies. « Il faut tout un village pour élever un enfant » dit le proverbe sénégalais. Sur qui pouvez-vous compter pour aller chercher votre fils malade à la garderie ou le garder? Qui avez-vous dépanné lors de votre dernier congé de maternité? Donnez-vous les vêtements de votre petite dernière? En recevez-vous? Les mots indépendance et autonomie n’ont pas leur place quand on a des enfants!

Aider malgré l’envie

Supporter de nobles causes, aider les démunis ou les gens qui en ont moins que soi, c’est tout naturel. Mais offrir de l’aide aux personnes qui ne nous inspirent aucune compassion, l’est beaucoup moins! Voici cinq femmes qui ont aussi besoin d’un coup de pouce.

La bourgeoise. Sa maison est plus grosse et elle gagne un meilleur salaire que vous. Pourquoi garder ses enfants ou l’aider à construire sa terrasse. Elle peut payer quelqu’un, non? Faux. Personne n’a les « moyens d’être seul». La solidarité n’exclut pas.

La belle femme. Elle est jeune, belle et cultivée. Tous les hommes du bureau tombent sous son charme. Pourquoi lui faciliter la tâche et la féliciter? Tout est si facile pour elle. Faux. Ses collègues ne cherchent qu’à la prendre en défaut. Une tape dans le dos serait la bienvenue.

La mère d’enfant unique. Elle n’a qu’un seul enfant. Pourquoi lui offrir une soirée de couple? Elle est plus libre que vous! Faux. C’est à elle que revient la tâche d’amuser, d’occuper, de regarder, d’écouter et de parler à son enfant en tout temps. Elle est plus épuisée que vous.

La performante. Ses rapports sont toujours remis avant les vôtres. Elle écrit, raisonne et calcule plus vite que vous. Pourquoi l’aider à monter son projet? Elle vous fait déjà de l’ombre. Faux. Si elle a besoin de vous, c’est que vous détenez une expertise qui lui fait défaut.

La femme au foyer. Elle n’a rien à faire ou presque. Pourquoi l’aider à faire son grand ménage? C’est elle qui devrait vous aider! Faux. Vous avez peut-être le double de son énergie, grâce à votre dose de « monde extérieur adulte » et allez savoir ce qu’elle vit en ce moment!

L’essentiel

Pour survivre à ma nombreuse marmaille, j’ai appris à gérer les priorités. Même s’il s’agit d’un simple phénomène d’adaptation comportementale, je suis assez fière de savoir maintenant départir l’essentiel du superflu.

Si en entreprise, « savoir gérer les priorités » consiste à ne pas investir trop de temps dans l’accomplissement des tâches qui n’apportent aucun résultat probant, le concept se simplifie une fois à la maison : si ça ne s’écrit pas dans un curriculum vitae ou sur une pierre tombale, on ne s’y attarde pas.

Et comme nettoyer, frotter, ramasser et laver ne figureront certainement pas sur mon épitaphe, je réduis au maximum les tâches ménagères. Si un vêtement n’a pas été porté ou qu’il n’est pas sale, il ne doit jamais se retrouver dans le panier à linge. S’il est malpropre et que la prochaine activité s’annonce salissante, on le porte jusqu’à ce qu’il soit vraiment crotté.

Pour diminuer notre consommation d’eau, les plus petites prennent leur bain en paquet de deux. Après avoir fait tourner le lave-vaisselle, trois brassées de lessive et donné quatre bains, l’économie d’eau ne vise pas à réduire la facture d’électricité, ni à prévenir la baisse de débit de la Rivière-des-Mille-Iles. Elle m’assure tout simplement un minimum d’eau chaude pour mon propre bain. Parce que c’est aussi ça, savoir gérer les priorités.

Quand on se concentre sur l’essentiel, l’ultime privilège des enfants se résume à sauter un bain. Les demandes d’exemptions sont quotidiennes. Mais pour se qualifier, il faut ne plus porter de couche, ne pas être adolescente, ne pas avoir fait d’activité physique, ni joué au parc pendant le jour. Être demeuré dans la maison ou avoir trempé dans la piscine toute la journée peut aussi mener à une dispense de bain. Parfois.

L’hygiène est non négociable. Mais je n’en fais pas plus qu’il ne le faut. Question de survie.

***

Ce jour-là, l’enseignante de ma fille de huit ans constata une forte odeur de transpiration en entrant dans la classe. Elle fit remarquer l’odeur aux élèves et leur rappela quelques notions d’hygiène corporelle.

- Il est très important de prendre un bain ou une douche tous les jours.

Ma fille s’empressa d’intervenir.

- Même dans les grandes familles?

- Bien sûr.

- Parce que les grandes familles prennent beaucoup d’eau.

- Même dans les grandes familles, il faut se laver tous les jours.

Je pensais qu’il fallait économiser l’eau, pour l’environnement.

L’enseignante enchaîna sur l’importance de se changer après le cours d’éducation physique et de laver ses vêtements.

La même main se leva.

- Même s’ils ne sont pas sales?

- La transpiration ne se voit pas, mais elle est là. Il faut toujours mettre ses vêtements au panier.

Elle allait lever la main, mais hésita.

Vous n’auriez pas un dépliant pour ma mère, une vidéo, quelque chose.

En conclusion, savoir gérer les priorités et savoir gérer son image de marque sont deux compétences bien distinctes. La seconde est toutefois beaucoup plus difficile à maîtriser pour les grandes familles.

Décrypteurs de tendances

Le devin du village a toujours la cote.

Pour preuve, Clotaire Rapaille décrypteur de tendance et menteur professionnel, qui avait pour mission de décrypter le « code » de la Ville de Québec et de redorer son image, aura bientôt son opéra rock –n’avait-il pas affirmé que les Québécois avaient un petit côté sado-maso?

Faith Popcorn, qui avait prédit l’arrivée du cocooning et la EVEolution de la société vend encore des milliers de livres. Qu’a-t-elle créé ou découvert pour vivre un tel succès? Rien. Elle a tout simplement été la première à dire publiquement ce que nous savions tous : l’être humain aime paresser au chaud à la maison et la femme est une créature qui dépense.

Trop facile.

Décrypteur de tendances. Un métier en demande, aux horaires de travail souples, qui se pratique de la maison, en pyjama. Le métier parfait pour une conciliation travail-famille optimale.

Une ombre au tableau, cependant. Même si les politiciens et les chefs d’entreprises les paient le prix fort, il reste que les décrypteurs de tendances sont des humoristes à cravate. Et comme je ne suis pas une humoriste, je serais très mauvaise dans ce rôle.

Mais quand Jacques Attali s’est mis à écrire sa « brève histoire de l’avenir », j’ai eu des doutes. Je l’imaginais bien travailler en pyjama, mais de là à faire le même métier que Clotaire, il n’y avait qu’un pas à franchir. Les intellectuels seraient-ils des humoristes? Ou peut-être serait-ce l’inverse?

Mes doutes se sont dissipés vers la fin mars, lorsque Stéphane Baillargeon, journaliste au Devoir, a lui aussi embrassé le métier avec sa « madamisation des médias ». Encore une fois, je n’ai rien vu venir. La madamisation des médias, c’était trop fort. Dans mon esprit, les médias ont toujours adapté leurs contenus en fonction des hommes, des femmes et des enfants. Pour y décrypter une tendance, il fallait être un fin limier. Quand je pense que je «madamise» dans mon coin depuis des années et je n’ai pas su identifier, ni exploiter le filon. Misère.

Comme s’il fallait en rajouter, l’humoriste Mike Ward « prédisait », à Tout le monde en parle, l’arrivée de la «vague orange» au Québec. Un humoriste.

J’abdique.

Devin du village, c’est un don.

Décrypteur de tendances

Le devin du village a toujours la cote.

Pour preuve, Clotaire Rapaille décrypteur de tendance et menteur professionnel, qui avait pour mission de décrypter le « code » de la Ville de Québec et de redorer son image, aura bientôt son opéra rock –n’avait-il pas affirmé que les Québécois avaient un petit côté sado-maso?

Faith Popcorn, qui avait prédit l’arrivée du cocooning et la EVEolution de la société vend encore des milliers de livres. Qu’a-t-elle créé ou découvert pour vivre un tel succès? Rien. Elle a tout simplement été la première à dire publiquement ce que nous savions tous : l’être humain aime paresser au chaud à la maison et la femme est une créature qui dépense.

Trop facile.

Décrypteur de tendances. Un métier en demande, aux horaires de travail souples, qui se pratique de la maison, en pyjama. Le métier parfait pour une conciliation travail-famille optimale.

Une ombre au tableau, cependant. Même si les politiciens et les chefs d’entreprises les paient le prix fort, il reste que les décrypteurs de tendances demeurent des humoristes à cravate. Et comme je ne suis pas une humoriste, je serais très mauvaise dans ce rôle.

Mais quand Jacques Attali s’est mis à écrire sa « brève histoire de l’avenir », j’ai eu des doutes. Je l’imaginais bien travailler en pyjama, mais de là à faire le même métier que Clotaire, il n’y avait qu’un pas à franchir. Les intellectuels seraient-ils des humoristes? Ou peut-être serait-ce l’inverse?

Mes doutes se sont dissipés vers la fin mars, lorsque Stéphane Baillargeon, journaliste au devoir, a lui aussi embrassé le métier avec sa « madamisation des médias ». Encore une fois, je n’ai rien vu venir. La « madamisation des médias », c’était trop fort. Dans mon esprit, les médias ont toujours adaptés leurs contenus en fonction des hommes, des femmes et des enfants. Pour y décrypter une tendance, il fallait être un fin limier. Je « madamise » dans mon coin depuis des années et je n’ai pas su identifier et ni exploiter cette niche. Misère.

Comme s’il fallait en rajouter, l’humoriste Mike Ward prédisait, à sa manière, l’arrivée de la « vague orange » au Québec. Un humoriste.

J’abdique.

Devin du village, c’est un don.

Nager à contre courant

Pour une écologiste en herbe comme moi, les rénovations peuvent devenir un véritable terrain de jeux. La salle de bain, par exemple, a été l’endroit tout désigné pour me laisser aller à mes instincts verts les plus bas. C’était il y a deux ans. Je venais tout juste de convaincre l’homme d’installer une toilette écologique au sous-sol. Dans l’état d’esprit où j’étais avec mes couches lavables, j’aurais préféré une toilette sèche à compost près du filtre de la piscine, mais bon. L’idée a été rejetée à l’unanimité.

Après quelques clics sur Zetica — la référence porno pour écolos —, j’ai fait le tour des quincailleries à la recherche d’une toilette à débit réduit. À double chasse, plus précisément. J’aurais bien voulu poser mes fesses sur une cuvette griffée, du genre Toto, mais mon budget limité m’a encore une fois obligée à revoir mon rêve de changer le monde à la baisse.

Cette nouvelle cuvette me rendait euphorique! Une miction? Un coup de chasse pour la planète! Des excréments? On les expulse avec la seconde chasse et hop! Un autre bon coup pour l’environnement! Avec un peu de discipline, disais-je aux enfants, nous changerons les choses avec cette double chasse. Ce sera difficile au début, mais si nous unissons nos efforts, nous pourrons faire une différence. So-so-so solidarité!

Mais notre plombier ne voyait pas les choses du même œil. Il m’a expliqué qu’un réservoir de toilette, à double chasse ou non, ça fonctionne par gravité. Tous les drains doivent suivre une pente suffisante pour permettre l’écoulement des eaux usées. Or, la pente qui achemine les matières solides jusqu’au drain n’est pas très forte et même un peu trop loin de la colonne de chute. L’idéal, a-t-il insisté, serait une toilette de 22 litres.

En résumé, si je tenais à propulser mes matières fécales dans un monde meilleur, je devais le faire sans lui. Devant tant d’adversité, j’ai fini par lui faire accepter une cuvette de 6 litres avec un mécanisme qui pousse l’eau vers les tuyaux.

Les mois ont passé et ce qui devait arriver arriva. Dans notre enthousiasme collectif pour la toilette de 6 litres, nous avons causé un refoulement d’égout majeur. Des scaphandriers ont dû venir nettoyer et isoler la scène du crime pour une semaine. Avec le recul, je crois que E.T. l’extraterrestre est sorti de notre toilette. Et à en juger les produits antibactériens vaporisés un peu partout dans la maison, je vous assure que l’environnement n’a pas sa place lors d’une rencontre du troisième type.

Ce n’est que lorsque le plancher du sous-sol a été entièrement refait qu’un second refoulement s’est produit. Même épisode, à l’exception que ma toilette de 6 litres avait déjà été remisée dans le cabanon quand les scaphandriers sont intervenus. Encore une fois, mon rêve d’économie d’eau se réduisait comme une peau de chagrin.

J’ai laissé à l’homme l’odieux d’expliquer au quincaillier que nous nagions à contre-courant. Que la toilette à faible débit était un luxe que notre famille ne pouvait pas se payer. Parce que nous, il nous fallait un truc qui expulse vraiment. Un réservoir de 22 litres ou 13 litres au minimum.

La honte.

Je ne sais pas pourquoi, mais les contes de fées écologiques, chez nous, ne se terminent jamais bien.

Aller au bout de ses idées

En ce magnifique Jour de la Terre, j’ai une petite pensée pour toutes les entreprises aux idées vertes reçues :

  • Les linguines en guise de bâtonnets à café, c’est bien. Permettre une journée de télétravail par semaine, c’est mieux.
  • Les sacs réutilisables Made in China, c’est bien. Fabriqués chez nous, c’est mieux.
  • Les gobelets de cartons pour les clients, c’est bien. Leur fournir des tasses lavables, c’est mieux.
  • Le distributeur d’eau, c’est bien. Le refroidisseur d’eau à même le robinet, c’est mieux.
  • Imprimer le rapport annuel et les dépliants sur du papier recyclé, c’est bien. S’en tenir au site web, c’est mieux.
  • La carte café de fidélité avec graines à planter, c’est bien. Éliminer les verres en styromousse, c’est mieux.
  • La publicité par l’objet écolo, c’est bien. La réduire, c’est mieux.

Et si on allait au bout de nos idées aujourd’hui?