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Lutins de Noël: les questions pièges

1. « Pourquoi il y a des lutins à vendre dans les magasins? » Les lutins de Noël, c’est comme la viande. Quand on n’a pas le temps ou le talent pour chasser, on l’achète chez le boucher.

2. « Les lutins qu’ils vendent dans des boîtes, ce sont des vrais? » Ce sont des lutins d’élevage. Ils n’ont pas grandi en liberté au pôle Nord et sont un peu moins vigoureux et coquins que les autres. Cela permet aux commerçants d’en vendre plus. Ils coûtent moins cher et les tout-petits ne voient pas la différence.

3. « Les lutins ne sont pas tous pareils. Est-ce qu’ils sont tous vrais? » Les éléphants et les chats ne sont pas pareils. Pourtant, ce sont tous des animaux. Oui, ce sont tous des vrais.

4. « J’ai une amie qui a quatre lutins. Moi aussi, j’en veux plein. » Ta cousine a six animaux de compagnie et nous aucun. C’est à chaque famille de mettre ses limites et les nôtres sont atteintes.

5. « Il n’y a presque pas de lutins filles. Pourquoi? » Les filles sont très difficiles à attraper. Demande à papa, il va te dire que c’est vrai.

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La garderie en noir et blanc

Choisir une garderie et choisir le prochain gouvernement, même combat.

On a peu d’options, aucune ne rencontre l’ensemble de nos critères et quand notre choix est fait, notre confiance n’est jamais absolue.

C’est dans ce climat de compromissions que nous avons trouvé la garderie de notre troisième fille. L’endroit était propre et sécuritaire, tandis que l’éducatrice, charmante et affectueuse, y servait de bons petits plats faits maison.

Fait étrange: il n’y avait aucun jouet commercial ou téléviseur.

Bah, se disait-on. Il s’agit probablement d’une éducatrice intellectuelle ou d’une adepte de la simplicité volontaire!

Dans un cas, comme dans l’autre, nous étions séduits par cet endroit aux couleurs d’autrefois. Une garderie couleur sépia, c’était tout simplement charmant! Une éducation où le regard n’allait pas être distrait par la couleur, cela ne pouvait être qu’une belle aventure!

Ce qu’on ne savait pas, c’est que la couleur sépia se détériore rapidement à la lumière vive.

Les enfants n’ont pas fêté l’Halloween, ni Noël. Pas de bricolage, de chanson ou de déguisement thématique. Et comme l’éducatrice gardait aussi ses propres garçons, à qui elle refusait toute médication, notre fille a été malade pendant les trois mois où elle a fréquenté l’endroit.

Aux hasards d’une conversation entre parents, nous avons fini par apprendre que l’éducatrice était Témoin de Jéhovah.

Quand il y a un crucifix dans l’entrée ou que les éducatrices portent le voile, on sait que l’éducation de notre enfant risque d’être biaisée par une religion quelconque. Mais sans signe religieux pour nous mettre la puce à l’oreille, comment fait-on?

L’éducatrice a tout avoué et nous avons retiré notre fille de son service de garde. Avons-nous fait preuve de discrimination, été racistes ou fermés d’esprit? Peut-être. Ou peut-être pas. Mais on a fait un choix.

Signes ostentatoires ou non, on ne pourra jamais empêcher les gens de choisir. Chez nous, la question n’était pas de savoir si une éducatrice voilée, témoin de Jéhovah ou catholique pratiquante pouvait être compétente. Elles le sont autant que les autres, sans aucun doute. Mais parmi les critères que nous avons établis pour choisir une garderie ou une école, la laïcité était non négociable.