Maud : La Vie de Lucy Maud Montgomery

Harry Bruce

13,83 US$

épuisé

Résumé

• Une biographie qui s’adresse à tous les admirateurs de Lucy Maud Montgomery, adolescents et adultes.
• Le portrait d’une femme complexe et déterminée dont les passions seront transposées dans ses romans.
• Une œuvre qui fait découvrir l’Île-du-Prince-Édouard, ses mœurs et ses coutumes, au tournant du siècle.
• La vie d’une auteure canadienne qui a vendu plus de 60 millions de livres à travers le monde, traduits en plus de 40 langues.

Cette biographie de Harry Bruce s’adresse à tous les admirateurs de Lucy Maud Montgomery, adolescents et adultes. En plus de retracer les événements marquants de la célèbre romancière, le livre fait revivre toute une époque, le tournant du siècle dernier, et saura intéresser tous les amateurs de biographie.
Qui était Lucy Maud Montgomery, la créatrice de Anne, la rousse héroïne de la maison aux pignons verts? Née à l’Île-du-Prince-Édouard le 30 novembre 1874, Lucy Maud Montgomery, comme plusieurs de ses héroïnes, s’est retrouvée orpheline très tôt. Elle a été élevée par ses grands-parents, des vieillards sévères et sans tendresse. Pourtant, malgré la solitude et les difficultés, la petite Maud connaissait des moments de bonheur grâce à son imagination fertile et au rêve qu’elle nourrissait en secret : devenir écrivain.
Maud a commencé à écrire dès l’âge de neuf ans en tenant son journal intime dans la petite ville de Cavendish, qui ressemble à s’y méprendre au village d’Avonlea où se déroule l’histoire de Anne. C’est là, également, qu’elle devint une jeune femme fougueuse et sensible. Tour à tour institutrice, journaliste et romancière, Maud, qui était volontaire et passionnée, dut pourtant s’occuper de sa grand-mère jusqu’à la mort de celle-ci avant d’épouser, à trente-cinq ans, un pasteur pour lequel elle éprouvait du respect mais pas d’amour véritable. Sa passion, elle l’exprimera dans son œuvre littéraire plutôt que dans sa vie respectable de femme de pasteur.
Maud, une biographie qui nous invite à découvrir la femme complexe et déterminée qui a donné naissance à Anne, Émilie, Marigold et tant d’autres personnages attachants et connus à travers le monde.

Harry Bruce

Harry Bruce est l’auteur de nombreux livres qui ont reçu un accueil enthousiaste partout au Canada. Il s’est largement...

Harry Bruce est l’auteur de nombreux livres qui ont reçu un accueil enthousiaste partout au Canada. Il s’est largement inspiré du journal intime de Maud...

Harry Bruce est l’auteur de nombreux livres qui ont reçu un accueil enthousiaste partout au Canada. Il s’est largement inspiré du journal intime de Maud pour écrire la biographie...

Harry Bruce est l’auteur de nombreux livres qui ont reçu un accueil enthousiaste partout au Canada. Il s’est largement inspiré du journal intime de Maud pour écrire la biographie fascinante de cette femme hors du commun dont les ambitions se heurtaient souvent aux limites imposées par son époque.

Harry Bruce est l’auteur de nombreux livres qui ont reçu un accueil enthousiaste partout au Canada. Il s’est largement inspiré du journal intime de Maud pour écrire la biographie fascinante de cette femme hors du commun dont les ambitions se heurtaient souvent aux limites imposées par son époque.

Harry Bruce est l’auteur de nombreux livres qui ont reçu un accueil enthousiaste partout au Canada. Il s’est largement inspiré du journal intime de Maud pour écrire la biographie fascinante de cette femme hors du commun dont les ambitions se heurtaient souvent aux limites imposées par son époque.

Extrait

Chapitre 1

Courtisée, mais pas conquise
Au cours de l’hiver 1896-1897, Lucy Maud Montgomery occupa le poste d’institutrice dans le petit village de Belmont, le seul endroit de son Île-du-Prince-Édouard tant aimée qu’elle qualifia jamais d’«horrible trou perdu». Maud, alors âgée de vingt-deux ans, jugeait ses élèves grossiers, ignorants et paresseux. Elle logeait chez M. et Mme Simon Fraser, qui avaient le double de son âge. M. Fraser était ennuyeux comme la pluie. Sa femme avait des manières frustes, et sa grammaire était abominable. La maisonnée comprenait également leur fille Laura, une enfant de quatre ans épouvantablement gâtée; Dan, le frère de Simon, que son père avait défiguré en le frappant avec une grosse branche; et une vieille femme sourde et à moitié aveugle dont l’incessant bavardage horripilait Maud. Bien que les Fraser ne fussent pas des voleurs, quelqu’un s’amusait à farfouiller dans la chambre de Maud lorsque celle-ci était absente pendant la journée. La jeune femme attachait un grand prix à son intimité – toute limitée qu’elle fût –, aussi en vint-elle rapidement à garder sous clef la moindre de ses possessions.
Maud avait le sentiment d’être tout ce que les Fraser n’étaient pas. Elle s’enorgueillissait d’appartenir à deux des familles les plus distinguées de l’Île. Elle était délicate, sensible et très instruite, du moins à côté des Fraser. Parmi les jeunes gens et les jeunes filles de l’Île-du-Prince-Édouard, rares étaient ceux qui avaient lu autant de livres qu’elle, et rien ne lui plaisait davantage que d’avoir la chance de briller en conversant avec des gens intelligents.
Les Fraser, quant à eux, étaient d’une ignorance crasse. De plus, Simon et Dan étaient tellement sales que Maud répugnait à manger en leur compagnie. Elle rêvait de rencontrer des «âmes sœurs», mais n’en trouva aucune chez les Fraser ou dans le voisinage. Les habitants de Belmont étaient des rustres, et Maud se sentait horriblement seule.
Sa chambre lui apparaissait comme un cachot. Son exiguïté en limitait le contenu à un lavabo, un lit, la malle de Maud et un clou planté dans le mur auquel elle suspendait ses vêtements. Durant les vagues de froid qui s’abattaient souvent sur l’Île-du-Prince-Édouard, des vents mordants s’engouffraient dans la maison délabrée, et la neige s’insinuait jusque dans la chambre de Maud. Chaque soir, à neuf heures, elle se glissait entre des draps glacés en espérant se réchauffer suffisamment pour arriver à dormir. Parfois, cependant, ses frissons la gardaient éveillée toute la nuit.
Il faisait encore noir quand, à six heures, Maud se levait. Avant même de s’habiller ou de coiffer sa longue chevelure, elle courait jusqu’à la cheminée de la cuisine afin de se dégeler les doigts. Plus tard, elle avalait ce que Mme Fraser déposait brutalement devant elle en guise de petit-déjeuner, puis elle mettait son manteau et ses gants et retournait à sa cellule glaciale pour faire son lit.
Alors seulement, Maud était-elle prête à faire ce qui la distinguait de toutes les autres jeunes institutrices de l’Île-du-Prince-Édouard et qui finirait par faire connaître son nom partout dans le monde. Lucy Maud Montgomery était prête, à ce moment-là, à écrire des poèmes et de courtes histoires.
Tous les matins, même lorsque la température tombait bien au-dessous de zéro, même lorsque Maud devait s’asseoir sur ses pieds pour les empêcher de geler ou que ses doigts gourds avaient peine à tenir une plume, elle écrivait pendant une heure avant d’aller travailler. Luttant contre le vent et la neige, elle marchait ensuite vers l’école, où elle frissonnerait toute la journée en appréhendant la venue d’une autre nuit glaciale.

Thèmes et genres
ISBN 978-2-8903-7872-8
Date de parution 1997-03-07
Nombre de pages 192 p.
Dimensions 15,3 cm x 23,0 cm

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