Interdit

Sylvain Dodier

8,95 CAD$

Résumé

• Un recueil de poésie qui s’adresse aux jeunes du secondaire, signé par Sylvain Dodier, le Camelot.
• Des thèmes universels abordés sans détour : l’école, l’amour, la drogue, l’anorexie, la vie.
• Une poésie qui descend dans les rues, qui donne le goût de lire et d’écrire.
• De brefs tableaux, très personnels, qui esquissent un moment de vie.
Croyez-vous que les jeunes soient des innocents sans opinion? Qu’ils bafouent l’autorité parce qu’ils refusent de se conformer aux modèles préétablis? Ou encore qu’ils manquent de respect parce qu’ils ne veulent pas ressembler à ces gens bien élevés qui croient tout savoir, tout pouvoir contrôler?
Profondément convaincu du contraire, Sylvain Dodier n’hésite pas à franchir «l’interdiction» de la poésie pour l’affirmer haut et fort. L’auteur nous invite à écouter les jeunes, ces pushers d’émotions, nous dire leur indéfectible amour de la vie. Il nous invite à comprendre leur désir d’être aimés, écoutés, de parler aussi.
Pour Sylvain Dodier, la poésie signifie liberté de ressentir, de penser, de dire. Il est d’avis qu’il ne faut pas avoir peur de ses propres mots. Il aborde des sujets tels le rejet, l’homosexualité, l’anorexie, la mort et la drogue avec d’autant plus de sensibilité. L’auteur nous offre ici des tranches de vie parfois bouleversantes, tantôt amusantes, souvent étonnantes.

Sylvain Dodier

Animation, chant, écriture... Sylvain Dodier est un artiste aux multiples facettes. Depuis 1993, il incarne le personnage du...

Animation, chant, écriture... Sylvain Dodier est un artiste aux multiples facettes. Depuis 1993, il incarne le personnage du Camelot, qui tisse des liens...

Animation, chant, écriture... Sylvain Dodier est un artiste aux multiples facettes. Depuis 1993, il incarne le personnage du Camelot, qui tisse des liens entre les jeunes, les moins jeunes...

Animation, chant, écriture... Sylvain Dodier est un artiste aux multiples facettes. Depuis 1993, il incarne le personnage du Camelot, qui tisse des liens entre les jeunes, les moins jeunes et la littérature, la danse contemporaine ou la poésie. Chaque année, il rencontre plus de 60000 jeunes de 4 à 17 ans lors de ses tournées dans les Salons du livre, les écoles et les bibliothèques. ...

Animation, chant, écriture... Sylvain Dodier est un artiste aux multiples facettes. Depuis 1993, il incarne le personnage du Camelot, qui tisse des liens entre les jeunes, les moins jeunes et la littérature, la danse contemporaine ou la poésie. Chaque année, il rencontre plus de 60000 jeunes de 4 à 17 ans lors de ses tournées dans...

Animation, chant, écriture... Sylvain Dodier est un artiste aux multiples facettes. Depuis 1993, il incarne le personnage du Camelot, qui tisse des liens entre les jeunes, les moins jeunes et la littérature, la danse contemporaine ou la poésie. Chaque année, il rencontre plus de 60000 jeunes de 4 à 17 ans lors de ses tournées dans les Salons du livre, les écoles et les bibliothèques. Interdit et ...

Extrait

À Luc le rocker de l’Abitibi,
Julie la fuckée de la Côte-Nord,
Éric le punk de Québec, Yen la prep de Montréal,
Françoise la prof de Beauport,
Ahmed le beur du Mans, Marie-Pierre et Philippe les amoureux
de Trois-Rivières,

et à ces milliers d’autres
qui ont accepté de franchir avec moi
l’interdiction de la poésie,
je dédie ce recueil.
Portraits, images et émotions amassés lors de
mes rencontres avec vous.

L’envie des mots
Si à douze ans on m’avait dit qu’un jour je publierais un livre, je serais tombé raide mort. Je vous le jure.
À cet âge, dès que j’entrais dans une bibliothèque ou une librairie, d’effroyables crampes me tordaient le ventre. Je devais me précipiter en catastrophe aux toilettes. Alors vous pouvez imaginer mon lien à la littérature: le néant ou presque.
À la même période, je m’initiais aux arts d’interprétation: la danse, le théâtre... Je prenais contact avec le monde de la création, découvrant ainsi l’exutoire parfait à mon trop-plein d’émotion. Je dois le dire, j’étais du genre «à fleur de peau». Je le suis toujours d’ailleurs. Vous savez, celui qu’on traite d’hyperémotif ou de grand fatigant. Celui qui a toujours une idée, qui ne supporte pas les règles et qui ressent le besoin quasi maladif de communiquer avec les autres, de s’exprimer. Pourtant j’étais timide. Heureusement, car créer est vite devenu ma porte de sortie, mon souffle de vie.
Je me suis mis à l’écriture de pièces de théâtre, de monologues, de chansons; j’esquissai même quelques poèmes. Aussi étrange que cela puisse paraître, je suis venu à la lecture par l’écriture. Plus je créais, plus j’éprouvais le besoin de découvrir, de lire ce que d’autres avaient créé.
Un jour, dans le cadre d’un cours de poésie, mes yeux se posèrent sur un texte de Paul Éluard. Son ode à la liberté me toucha au plus profond de mon être. Coup de foudre. Je découvrais que la poésie signifie liberté de ressentir, de penser, de dire; liberté d’oser son propre pouvoir. Le paradis quoi! À cet instant, la poésie prit vraiment place dans ma vie.
Avec les années, des poètes comme Charles Baudelaire, Émile Nelligan, Michèle Lalonde et Marie Savard sont venus brasser ma vie. Les Clémence Desrochers, Michel Bujold, Denise Boucher, Jean-Paul Daoust et autres ont nourri mon goût des mots.
À 12 ans, était-ce la peur de mes propres mots qui me donnait des crampes? Je ne le sais pas. Mais après ma rencontre avec la poésie, les mots ont lentement envahi tous les recoins de ma vie. Je suis même devenu, à ma façon, «entremetteur» pour les mots. Ma peur m’a guidé vers le plaisir. Je ne l’aurais jamais cru.
Je vous entends régulièrement dire: «Wouach la poésie!» Et je comprends. La poésie représente souvent pour vous une matière scolaire à étudier, à analyser pour sa structure, sa forme. On vous demande de la «comprendre» intellectuellement, alors qu’elle s’adresse avant tout à l’intelligence de vos émotions et à vos sens. Le poème, boule d’émotions lancée par le poète, devient ainsi méconnaissable, inaccessible. Combien de fois ai-je entendu des spécialistes expliquer LE sens d’un poème? Comme si les sens n’avaient qu’un seul chemin.
Trop souvent j’ai vu certains d’entre vous, punis, debout dans un corridor, obligés de mémoriser un poème et d’autres contraints de recopier dix fois des alexandrins. À toutes ces occasions, j’ai eu l’impression qu’on vous éloignait de la poésie. On vous l’interdisait. Trop dangereuse, trop subversive. Pire, on érigeait entre elle et vous un mur quasi infranchissable.
En écrivant ce recueil, j’ai voulu retrouver cette joie que j’éprouve quand nous franchissons ensemble les barrières dressées autour de la poésie. Ces moments magiques où les mots et les images nous envahissent petit à petit pour que les émotions prennent toute la place.

Thèmes et genres
ISBN
Date de parution
Nombre de pages 76 p.
Dimensions 11,5 cm x 19,1 cm

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