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Un musulman à la cabane à sucre

Un musulman à la cabane à sucre

Un mode d’emploi pour devenir Québécois

Khalil Guliwala

Florence Morin-Laurin

23,95 CAD$

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prévente
Disponible le 24 février 2026
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Résumé

Au Québec, c'est devenu tellement compliqué de choisir un prénom que des parents cherchent l'inspiration dans les cimetières. Chez les musulmans, c'est plus simple (ou plus risqué, au choix). On a notre propre test de sélection qu’on appelle le « test de l’aéroport ». Si ton prénom te fait escorter direct dans une salle d’interrogatoire pour une fouille au corps, on oublie. Si, quand ton nom est appelé au micro, tout le monde cherche la sortie de secours, c’est qu’il faut revenir à la planche à dessin.

Comment relever le défi de marier l’Islam à un Québec à l’héritage encore foncièrement catholique? Khalil Guliwala, Indien musulman né à Dubaï, et Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, en font l’expérience au quotidien, puisqu’ils ont uni leurs destinées depuis plusieurs années déjà.

Résultat? Une histoire d’amour interculturelle, pleine d’autodérision et de tendresse, où le mélange devient une force – un peu comme une poutine au poulet au beurre : improbable, mais délicieuse.

Khalil Guliwala

Khalil Guliwala est né à Dubaï, dans un monde sans cabanes à sucre ni piscines hors terre. Installé au Québec, il raconte...
Khalil Guliwala est né à Dubaï, dans un monde sans cabanes à sucre ni piscines hors terre. Installé au Québec, il raconte avec une bonne dose...
Khalil Guliwala est né à Dubaï, dans un monde sans cabanes à sucre ni piscines hors terre. Installé au Québec, il raconte avec une bonne dose d’autodérision ses chocs culturels et...
Khalil Guliwala est né à Dubaï, dans un monde sans cabanes à sucre ni piscines hors terre. Installé au Québec, il raconte avec une bonne dose d’autodérision ses chocs culturels et ses découvertes, du bacon au Costco. Observateur malicieux, il transforme chaque malaise en fou rire collectif.
Khalil Guliwala est né à Dubaï, dans un monde sans cabanes à sucre ni piscines hors terre. Installé au Québec, il raconte avec une bonne dose d’autodérision ses chocs culturels et ses découvertes, du bacon au Costco. Observateur malicieux, il transforme chaque malaise en fou rire collectif.
Khalil Guliwala est né à Dubaï, dans un monde sans cabanes à sucre ni piscines hors terre. Installé au Québec, il raconte avec une bonne dose d’autodérision ses chocs culturels et ses découvertes, du bacon au Costco. Observateur malicieux, il transforme chaque malaise en fou rire collectif.

Florence Morin-Laurin

Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, gère un trio d’enfants, un emploi à temps plein et un mari persuadé...
Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, gère un trio d’enfants, un emploi à temps plein et un mari persuadé qu’Hydro s’occupe de l’eau...
Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, gère un trio d’enfants, un emploi à temps plein et un mari persuadé qu’Hydro s’occupe de l’eau courante. Armée d’un solide sens...
Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, gère un trio d’enfants, un emploi à temps plein et un mari persuadé qu’Hydro s’occupe de l’eau courante. Armée d’un solide sens pratique mais surtout d’un humour à tout casser, elle décortique la vie de couple mixte avec tendresse, mais sans jamais passer sous silence les absurdités du quotidien.
Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, gère un trio d’enfants, un emploi à temps plein et un mari persuadé qu’Hydro s’occupe de l’eau courante. Armée d’un solide sens pratique mais surtout d’un humour à tout casser, elle décortique la vie de couple mixte avec tendresse, mais sans jamais passer sous silence les...
Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, gère un trio d’enfants, un emploi à temps plein et un mari persuadé qu’Hydro s’occupe de l’eau courante. Armée d’un solide sens pratique mais surtout d’un humour à tout casser, elle décortique la vie de couple mixte avec tendresse, mais sans jamais passer sous silence les absurdités du quotidien.
Extrait
1) Il y a une espèce d’aura mystique autour du porc : on sait que les Blancs en mangent et ne meurent pas. Et pourtant, pour nous, c’est interdit et on se fait dire toute notre vie que c’est sale, un cochon. Certes, c’est vrai que ça ne sent pas la rose en personne, mais frit dans la poêle, c’est une autre histoire.
Alors me voilà de retour dans cette ambiance de cabane à sucre à essayer de passer pour un vrai Québécois, mais ça reste difficile quand t'es le seul qui hésite devant une assiette de jambon comme si c’était une décision de vie ou de mort. D’un côté, t’as l’envie d’embarquer à pieds joints dans l’expérience : bonne bouffe, bons souvenirs, les rires qui s’envolent sous le plafond en bois, et des « oncles » que tu n’as jamais rencontrés qui te racontent leurs histoires de chasse. De l’autre côté, tu as l’impression d’être l'intrus, celui qui observe la culture, mais sans y mordre à pleines dents… littéralement.
2) « Est-ce que ma belle-famille va m’accepter, moi, la fille blanche qui parle un peu trop fort et qui boit du vin rouge avec ses spaghettis? » Et la vérité, c’est que oui. Ils m’ont acceptée. Mieux : ils m’ont accueillie. Avec des plats épicés, des histoires et beaucoup, beaucoup de chaleur.
Et comme père, Khalil montre la même générosité, la même attention. Il montre à nos trois enfants – deux garçons et une fille – que le travail et la persévérance ouvrent des portes, que leurs rêves ont du poids, peu importe ce que les autres peuvent en dire. Avec notre fille, il met un soin particulier : il veut qu’elle se voie forte, capable, brillante, loin des pressions absurdes qui pèsent sur l’apparence des femmes. Il remarque ce que personne ne voit.
3) Mon souvenir typiquement musulman le plus vif, c’est le jour où on a enterré mon grand-père. C’est lui qui m’a élevé, comme un fils. Ce que je retiens, ce ne sont pas les prières qui ont été prononcées en son honneur, ni les larmes, ni l’encens. C’est le fait que ce sont des inconnus qui ont porté son corps. Avec soin, mais sans amour. Sans que je puisse y participer. Pendant que sa femme, ses filles et sa petite-fille attendaient à la maison. Parce que, dans l’islam, les femmes n’ont pas le droit d’assister aux funérailles.
C’est comme le party le plus triste du monde… mais en version « gars seulement ». Quel sentiment d’impuissance ça doit être, quand même !
Et c’est là que ma réflexion sur la laïcité a commencé. Pas parce que je haïssais la religion, mais parce que, moi, le jour où je mourrai, je veux que tout le monde que j’aime puisse être là pour trinquer une dernière fois.
ISBN 978-2-7644-5759-7
Date de parution 2026-02-24
Nombre de pages 208 p.
Dimensions 10,8 cm x 17,8 cm

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