Martine Ouellet

Oser déranger

Nathaly Dufour

18,38 US$

Résumé

Nous ne sommes pas habitués à entendre une personnalité politique expliquer ce qui s’est réellement passé, à l’entendre nommer les choses et les gens. Ça dérange. On m’a souvent suggéré d’écrire mes mémoires et j’ai toujours refusé. Alors pourquoi maintenant ? Parce que j’ai pu constater à quel point on avait dénaturé ce que je suis, ce que je fais, ce à quoi j’aspire. Personne n’aime qu’on brosse un tableau sombre à son propos. Mais au-delà des blessures d’ego, ce sont les trahisons qui font mal. Ce sont les agendas cachés qui nuisent. Les intérêts personnels qui passent loin devant ceux du bien commun.

Avaler sa pilule et partir sans faire de vagues est de mise. Pourtant, ne nous prétendons-nous pas avides de vérité, épris de justice ? À une époque où les rumeurs et les « fake news » se propagent à vitesse 5G, n’est-il pas particulièrement pertinent de connaître les faits afin de se forger une opinion ? À voir la réaction de certains, on peut en douter. Mais posons-nous la question : à qui sert cette omertà sur la vérité ?

Alors, m’adresser directement à vous, vous raconter mon histoire ? Absolument. Maintenant, plus que jamais. Mea culpa d’avoir laissé courir toutes sortes de déformations et d’histoires à mon sujet. Je vous propose de mettre de côté vos préjugés et de repartir à neuf.

Bonjour, je suis Martine. Ravie de faire votre connaissance !

Nathaly Dufour

Juriste, journaliste et autrice des romans Sous la toge, tomes 1 et 2, Nathaly Dufour est également une passionnée de ...

Juriste, journaliste et autrice des romans Sous la toge, tomes 1 et 2, Nathaly Dufour est également une passionnée de politique. Ex-présidente et chef ...

Juriste, journaliste et autrice des romans Sous la toge, tomes 1 et 2, Nathaly Dufour est également une passionnée de politique. Ex-présidente et chef intérimaire en 2013 d’Option ...

Juriste, journaliste et autrice des romans Sous la toge, tomes 1 et 2, Nathaly Dufour est également une passionnée de politique. Ex-présidente et chef intérimaire en 2013 d’Option nationale, elle prête ici sa plume à Martine Ouellet, dont elle a été l’attachée politique de 2016 à 2018. Ce fut la rencontre de deux femmes fortes qui partagent la même vision d’un Québec ...

Juriste, journaliste et autrice des romans Sous la toge, tomes 1 et 2, Nathaly Dufour est également une passionnée de politique. Ex-présidente et chef intérimaire en 2013 d’Option nationale, elle prête ici sa plume à Martine Ouellet, dont elle a été l’attachée politique de 2016 à 2018. Ce fut la rencontre de deux femmes ...

Juriste, journaliste et autrice des romans Sous la toge, tomes 1 et 2, Nathaly Dufour est également une passionnée de politique. Ex-présidente et chef intérimaire en 2013 d’Option nationale, elle prête ici sa plume à Martine Ouellet, dont elle a été l’attachée politique de 2016 à 2018. Ce fut la rencontre de deux femmes fortes qui partagent la même vision d’un Québec indépendant et libre ...

Extrait

Les premiers pas

Mes parents étaient très engagés en politique, à tous les niveaux. C’étaient – et c’est encore le cas pour ma mère – des indépendantistes convaincus. Je me souviens des affiches du Parti Québécois dans les fenêtres du salon de notre maison à Longueuil. J’ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer notre député, René Lévesque, lors d’une assemblée générale du comté de Taillon, quand j’avais environ 12 ans. J’étais assise avec une amie, à une table un peu en retrait. Il s’est approché et s’est installé avec nous en disant : C’est plate, les adultes, souvent… Et vous autres, les jeunes, qu’est-ce que vous pensez de tout ça ? On était impressionnées !

J’ai décidé que j’avais envie de m’intéresser à la politique de plus près vers l’âge de 17 ans. J’ai fait le tour des programmes des différents partis afin de décider par moi-même ce qui collait le mieux à ma vision de la société. Clairement, c’était le PQ qui me ressemblait le plus. J’ai donc fait mon entrée officielle au Parti Québécois lorsqu’on m’a offert de faire partie de l’exécutif dans Taillon, en 1986. C’était une ère intéressante, où le mentorat était important. On nous invitait au Conseil national pour comprendre comment ça fonctionnait de l’intérieur. Les jeunes n’y étaient pas inclus pour bien paraître, mais pour qu’ils puissent y être formés et véritablement devenir la relève. L’apprentissage dans l’action. J’ai eu la piqûre !

Mes premiers pas dans une instance nationale furent au sein du Comité national des jeunes (CNJ). Au moment de la démission de Pierre-Marc Johnson, en 1987, et de l’arrivée subséquente de Jacques Parizeau à la tête du Parti Québécois, les instances du parti se sont vidées – j’y reviendrai d’ailleurs plus loin –, dont le Comité national des jeunes, où il ne restait plus qu’un seul membre. L’exécutif de mon comté m’a alors suggéré de me présenter en 1988. À l’époque, tous les membres, jeunes et moins jeunes, élisaient l’exécutif du CNJ et il n’y avait pas encore le concept d’équipe qui se présentait en bloc. J’ai accepté, tout en me posant une question : qu’est-ce que je pourrais amener d’intéressant ? Quelle serait ma plus-value ? Je n’allais tout de même pas parler d’économie ou d’accès à l’indépendance devant un Jacques Parizeau, ou encore de langue devant un Camille Laurin.

En fouillant un peu, j’ai constaté que le point faible du programme du Parti Québécois se situait du côté de l’environnement. Je venais de lire le rapport Notre avenir à tous, de l’ancienne première ministre norvégienne Gro Harlem Brundtland, où l’on trouve pour la première fois l’expression « sustainable development », traduit en français par «développement durable ». Cela m’a convaincue qu’on ne pouvait désormais plus faire fi des questions environnementales dans le développement économique. J’ai été élue avec cette plateforme. Je ne savais pas, à l’époque, à quel point les questions environnementales deviendraient le fil conducteur de mon engagement politique et social.

ISBN
Date de parution
Nombre de pages 248 p.
Dimensions 15,2 cm x 22,9 cm

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