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Darlène

Darlène

Noémie D. Leclerc

24,95 CAD$

Résumé

Darlène n’est pas attardée – un test de QI l’avait plus tard démontré, elle est même intelligente, mais ça se voit pas du premier coup d’œil.

Si quelqu’un devait la décrire, par exemple un homme gras et chauve croisé sur la rue, il aurait dit quelque chose comme eh ben en partant est vraiment pas grosse, même que j’dirais maigre, cute itou, dans le sens de belle, mais ça dépend pour qui, pis elle a pas l’air vite, fait que globalement : Mitsou dans le temps de « Bye bye mon cowboy ». Si on avait plutôt demandé à son âme-sœur, il aurait dit quelque chose comme elle a de belles grosses lèvres roses qui s’éparpillent et quelque chose de troublant dans ses grands yeux verts, et elle aurait répondu merci c’est beau comment tu me décris et il aurait ajouté ça fait plaisir t’es un record de beauté et là, wo, exagère pas, mais son âme-sœur existe pas, et cette conversation non plus, en tout cas pas encore.

À grands coups d’images qui rentrent dans le cœur et ressortent plus de la tête, Darlène est (entre autres) un roman qui raconte l’émancipation d’une jeune femme perdue dans le gris des entre-deux, prisonnière imaginaire de Montmorency, le quartier oublié de la ville de Québec.

Noémie D. Leclerc

Noémie D. Leclerc n’est pas une fille simple. Pas qu’elle soit compliquée, mais elle ne se contente pas des choses...

Noémie D. Leclerc n’est pas une fille simple. Pas qu’elle soit compliquée, mais elle ne se contente pas des choses ordinaires, c’est tout. Elle aime...

Noémie D. Leclerc n’est pas une fille simple. Pas qu’elle soit compliquée, mais elle ne se contente pas des choses ordinaires, c’est tout. Elle aime mieux quand les choses sont un...

Noémie D. Leclerc n’est pas une fille simple. Pas qu’elle soit compliquée, mais elle ne se contente pas des choses ordinaires, c’est tout. Elle aime mieux quand les choses sont un peu magiques, et encore plus quand elle peut les faire avec son amoureux, le musicien Hubert Lenoir. Quand elle lui a fait lire son manuscrit, il a dit eille, j’ai envie d’écrire une trame sonore. Magie !

Noémie D. Leclerc n’est pas une fille simple. Pas qu’elle soit compliquée, mais elle ne se contente pas des choses ordinaires, c’est tout. Elle aime mieux quand les choses sont un peu magiques, et encore plus quand elle peut les faire avec son amoureux, le musicien Hubert Lenoir. Quand elle lui a fait lire son manuscrit, il a dit...

Noémie D. Leclerc n’est pas une fille simple. Pas qu’elle soit compliquée, mais elle ne se contente pas des choses ordinaires, c’est tout. Elle aime mieux quand les choses sont un peu magiques, et encore plus quand elle peut les faire avec son amoureux, le musicien Hubert Lenoir. Quand elle lui a fait lire son manuscrit, il a dit eille, j’ai envie d’écrire une trame sonore. Magie !

Extrait

Elle avait choisi le Normandin sans le choisir vraiment. C’est le seul restaurant pas trop loin de Montmorency qui fait des pains dorés à toute heure du jour, du soir et de la nuit. L’éventualité lui était alors apparue comme une fatalité. C’est tant mieux parce que Darlène aime pas choisir. Elle laisse ça aux autres et quand les autres veulent rien savoir, elle laisse ça au hasard et quand le hasard veut rien savoir, elle trouve toujours le moyen de lui forcer la main. Quand elle avait dix ans, le frère de son grand-père est décédé. Il s’appelait Jean-Pierre. Elle connaissait son existence, pouvait mettre sur les lettres de son nom un visage et un bronzage Fort Lauderdale, une bague en or à son annulaire, et des cheveux blancs sur sa tête, mais pouvait pas dire à quel point il aimait les fraises ou dormir du côté droit. Un soir ordinaire où elle est revenue à pied de l’école primaire, sa mère lui a dit mononcle Jean-Pierre est mort. Figée dans le cadre de porte, sa boîte à lunch dans une main et son devoir de mathématiques dans l’autre, elle a pensé si je réussis à rester en équilibre sur une jambe pendant dix secondes, je pleure pas. Si je tombe, je pleure. Et elle est tombée. Darlène a fait sécher ses yeux grands ouverts jusqu’à ce que les larmes coulent toutes seules. Sa mère, qui en même temps qu’elle découvrait sa grande sensibilité, l’avait réconfortée d’un baiser, de paroles douces et d’une soupe Lipton avec des biscuits soda beurrés. Mononcle Jean-Pierre est mort d’un cancer du poumon à l’âge de cinquante-huit ans, et il fumait même pas.

Thèmes et genres
ISBN
Date de parution
Nombre de pages 232 p.
Dimensions 15,2 cm x 22,9 cm

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