La Bergère de chevaux

Christiane Duchesne

6,72 US$

épuisé

Résumé

Dans la maison de Balthazar règne un silence de mort. Marie s’inquiète. Rien n’a bougé. Le piano à queue plus noir que noir, les soixante-douze petits chevaux, le violoncelle et les fougères, tout est à sa place. Mais de Balthazar, aucune trace. Où est-il ? S’il était arrivé quelque chose de grave, Marie ne s’en remettrait jamais.
Ce que Marie ne sait pas, c’est que de curieux personnages, pas plus gros qu’une boîte d’allumettes, rôdent dans la maison de Balthazar. Qui sont-ils ?
Depuis cinquante ans, Balthazar écrit des contes, invente des histoires et crée des personnages plus étonnants les uns que les autres. Parmi eux, Lila, la bergère de chevaux…

Christiane Duchesne

Christiane Duchesne a publié une centaine d’ouvrages, a écrit pour la radio, le cinéma et la télévision et a traduit plus...

Christiane Duchesne a publié une centaine d’ouvrages, a écrit pour la radio, le cinéma et la télévision et a traduit plus de 500 titres. Ses œuvres lui...

Christiane Duchesne a publié une centaine d’ouvrages, a écrit pour la radio, le cinéma et la télévision et a traduit plus de 500 titres. Ses œuvres lui ont valu de nombreux prix...

Christiane Duchesne a publié une centaine d’ouvrages, a écrit pour la radio, le cinéma et la télévision et a traduit plus de 500 titres. Ses œuvres lui ont valu de nombreux prix littéraires parmi les plus prestigieux et sont traduites en diverses langues.

Christiane Duchesne a publié une centaine d’ouvrages, a écrit pour la radio, le cinéma et la télévision et a traduit plus de 500 titres. Ses œuvres lui ont valu de nombreux prix littéraires parmi les plus prestigieux et sont traduites en diverses langues.

Christiane Duchesne a publié une centaine d’ouvrages, a écrit pour la radio, le cinéma et la télévision et a traduit plus de 500 titres. Ses œuvres lui ont valu de nombreux prix littéraires parmi les plus prestigieux et sont traduites en diverses langues.

Extrait

Pour moi, comprendre un cheval,
c’est me couler dans la lenteur de
son âme. Tu peux aussi appeler ça
la patience.

Bartabas du grand cirque Zingaro

Chapitre 1

Ce matin-là, Marie s’étonne. De chez elle, on peut apercevoir à l’autre bout du village la grande maison de Balthazar. Comment se fait-il qu’on ne voie pas de fumée monter de la cheminée? Il tombe une neige douce, le froid n’est pas trop froid, mais tout de même, ce n’est pas normal que Balthazar n’ait pas déjà allumé de feu. Marie laisse retomber le rideau blanc. «Pour une fois, il ne sera pas levé à six heures pour écrire», dit-elle avec un sourire.
Lorsque Balthazar s’installe pour écrire, il prend toujours le temps d’alimenter le feu dans la cheminée. Il fixe longuement les braises. Marie a l’habitude de dire: «Au moment où on croit qu’il va s’endormir, il se tourne tout à coup vers sa table de travail, prend sa plume noire et se met à écrire.»
Balthazar écrit beaucoup. Il écrit des histoires. Il en a toujours écrit, c’est son métier. Jamais l’été, toutefois. Les contes et les histoires, c’est une affaire d’automne, d’hiver et de printemps. Balthazar réserve ses étés aux voyages. «Il part à la chasse, dit chaque fois Marie. Il part à la chasse aux contes.»
Vers midi, la maison de Balthazar semble aussi morte que le matin. Marie demeure un moment songeuse, puis elle enfile ses fourrures, s’enveloppe dans un grand châle et sort, curieuse et inquiète à la fois. Balthazar a sans doute travaillé très tard, mais s’il dort encore, c’est peut-être qu’il est malade. Elle avance, toute légère, dans la neige folle. Marie a soixante-douze ans, deux ans de plus que Balthazar, et elle est toute menue. Elle marche à petits pas, mais c’est en courant qu’elle voudrait traverser le village pour en avoir le coeur net. Le trajet lui semble plus long que jamais, même s’il ne faut que cinq ou six minutes pour aller de chez elle jusque chez Balthazar.
— Balthazar? Balthazar, vous êtes là? Balthazar, c’est moi, Marie!
La maison est étrangement silencieuse. Marie monte d’abord à la chambre de Balthazar. Rien, personne, pas un son, pas une trace. Le vieil édredon à fleurs bleues est parfaitement tiré, les quatre oreillers bien gonflés. Balthazar a dû sortir très tôt. «À moins qu’il n’ait dormi ailleurs?» se demande-t-elle. Elle descend vite à la cuisine. Pas d’assiette, pas de tasse, ni cuillère, ni couteau, tout est rangé.

Collection
Thèmes et genres
ISBN 978-2-8903-7674-8
Date de parution 1995-10-19
Nombre de pages 176 p.
Dimensions 10,2 cm x 17,8 cm

De la même auteure

Vous aimeriez peut-être aussi...