Les bonheurs caducs

Élyse-Andrée Héroux

18,76 US$

Résumé

Dans la vie de Rosemarie, tout a changé.

Avant, elle aimait travailler à la maison d’édition. Le patron, un homme bon, lui donnait envie de se lever le matin pour slalomer dans l’heure de pointe. Elle avait un amoureux, avoir un amoureux c’est pas négligeable. Et les copines lui faisaient un si beau filet de sécurité. Avec elles, c’était super de trinquer le vendredi.

Puis ça s’est mis à dérailler. Au boulot, un nouveau patron dompe sur son bureau patates chaudes et projets plates; la nouvelle éditrice, peau de vache ambitieuse, la tient sous son talon-aiguille. Son flanc-mou de frère l’a recueillie quand l’amoureux a détalé – toujours mieux de payer le loyer à deux –, chez lui ça pue le graillon et la bière tablette. Et entre elle et les copines se sont creusés de profonds fossés.

Dans la vie de Rosemarie, tout a changé, sauf elle. Figée dans une existence qui ne lui ressemble plus, elle voit se dessiner peu à peu l’inéluctable : bientôt elle sera mûre pour péter une bien belle coche.

L’histoire tendre et désopilante d’une jeune femme qui touche le fond.

Élyse-Andrée Héroux

Montréalaise, mère, musicienne (autrefois) et bricoleuse (presque), Élyse-Andrée Héroux est réviseure et rédactrice dans...

Montréalaise, mère, musicienne (autrefois) et bricoleuse (presque), Élyse-Andrée Héroux est réviseure et rédactrice dans le milieu de l’édition...

Montréalaise, mère, musicienne (autrefois) et bricoleuse (presque), Élyse-Andrée Héroux est réviseure et rédactrice dans le milieu de l’édition littéraire. Au fil du temps, en...

Montréalaise, mère, musicienne (autrefois) et bricoleuse (presque), Élyse-Andrée Héroux est réviseure et rédactrice dans le milieu de l’édition littéraire. Au fil du temps, en écrivain dilettante elle a tâté de tous les styles, du théâtre à la chanson en passant par le récit. Elle nous offre avec Les bonheurs caducs un délicieux premier roman.

Montréalaise, mère, musicienne (autrefois) et bricoleuse (presque), Élyse-Andrée Héroux est réviseure et rédactrice dans le milieu de l’édition littéraire. Au fil du temps, en écrivain dilettante elle a tâté de tous les styles, du théâtre à la chanson en passant par le récit. Elle nous offre avec Les bonheurs caducs un...

Montréalaise, mère, musicienne (autrefois) et bricoleuse (presque), Élyse-Andrée Héroux est réviseure et rédactrice dans le milieu de l’édition littéraire. Au fil du temps, en écrivain dilettante elle a tâté de tous les styles, du théâtre à la chanson en passant par le récit. Elle nous offre avec Les bonheurs caducs un délicieux premier roman.

Extrait

C’était fanfare. Surenchère de bruit. Tonitruade. Rosemarie dodelinait de la tête, un sourire laxe aux lèvres. Laissait venir à elle les bribes assez braves pour sillonner, au-dessus de la table, la poche d’air chargée de postillons et d’éclats de rire. C’était comme plonger dans l’eau tiède, devenir sourd et à la fois tout entendre en même temps, en désordre. Elle, elle n’avait rien à dire, rien à ajouter, plus de place de toute façon, ses réparties auraient poireauté à la porte des conversations. Ainsi elle se contenta de baigner dans ce bastringue si dense qu’elle pouvait presque voir ses propres boucles flotter autour de son visage. Après un long moment elle songea que le lendemain matin il faudrait se lever. Son départ du bar passa inaperçu. 

Elle descendit de l’autobus au coin de chez elle, tituba sur le trottoir, puis passa la porte. Jean-Marc, assis devant la télé, amenait à sa bouche une fourchette embobinée de spaghettis. Il interrompit son mouvement, d’abord pour se moquer des joues roses de sa sœur, ensuite pour se ruer vers elle – elle venait de trébucher sur le rebord du petit tapis d’entrée.

— Grosse soirée ? Il est juste dix heures et quart!
— Mesh eul afleuj…, répondit-elle.
— Tant que ça ?! Eh ben, c’est beau la jeunesse ! On est lundi, ciboire !

Oh! Ohh! Comme elle aurait voulu être encore juste assez sobre pour lui rappeler ces deux cent quatre-vingt-six fois où elle l’avait ramassé ivre mort dans l’entrée. Ces samedis, ces lundis, ces fins de soirée, ces matins ensoleillés, ces jours où ce n’était ni sa fête ni le jour de l’An ni rien et où il s’était quand même roulé dedans gaillardement.



Critiques
« Avec les bonheurs caducs, Élyse-Andrée Héroux offre une première oeuvre absolument charmante, autour de laquelle flotte une aura de douce nostalgie. Un roman parfait pour les journées pluvieuses, dans lequel on ne peut que se reconnaître. »
Camille MasbourianLa bible urbaine
« On referme le bouquin en souhaitant bonne chance à cette héroïne attachante qui au bout du tunnel fait enfin ses premiers pas dans l âge adulte. »
Josée LapointeLa Presse
« …c’est un premier roman léger et bien écrit qui offre du divertissement et de la réflexion. Un bon deux pour un ! J’ai beaucoup aimé. »
Yannick OllassaLa Bouquineuse boulimique
« Une lecture qui fait du bien, qui fait rire aussi, une bouffée d’air frais en fait ! On y fait la connaissance avec une héroïne attachante et une auteure qui n’a pas fini de nous surprendre avec sa plume remplie d’humour. » 
Catherine TrudeauICI Radio-Canada Web
Collection
Thèmes et genres
ISBN
Date de parution
Nombre de pages 384 p.
Dimensions 12,7 cm x 18,3 cm

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