Le Livre de ma femme

Marc Fisher

15,00 US$

Résumé

• L’autopsie des relations hommes-femmes par le biais d’un personnage masculin qui analyse les raisons de son échec amoureux dans un style humoristique et philosophique
• Le parfait cadeau pour la Fête des mères
• Un essai sur le romantisme contemporain dont l’action se déroule à Montréal
• Le livre, qui rejoint un grand public, s’adresse aux fidèles lecteurs et lectrices de Marc Fisher qui avaient apprécié l’Ouverture du cœur.
Paul Rhomer est écrivain. Bien établi dans une relation amoureuse depuis plus de deux ans, sa femme le quitte bêtement en donnant très peu d’explications.
Cette rupture soudaine plonge Paul dans un désarroi profond. Après une phase de désespoir, il essaie d’oublier son chagrin en nouant des relations éphémères avec d’autres femmes.
Mais cette approche ne le mène nulle part et lui laisse un sentiment de vide. Il comprend alors que le seul amour vrai qu’il éprouve est envers sa compagne.
Mais la reconquête ne sera pas facile et exigera de Paul qu’il mette en question sa façon d’agir avec les femmes et qu’il fasse un sérieux examen de conscience.
Ce roman plaira aux hommes et aux femmes qui aiment réfléchir sur la nature des relations amoureuses en cette fin de siècle. On y retrouve des réflexions philosophiques dans un style non dépourvu d’humour.
C’est aussi un petit plaidoyer pour le romantisme qui fait souvent cruellement défaut dans nos relations amoureuses actuelles…

Marc Fisher

Romancier prolifique, conférencier, scénariste, Marc Fisher se passionne pour l’écriture sous toutes ses formes. Ses romans...

Romancier prolifique, conférencier, scénariste, Marc Fisher se passionne pour l’écriture sous toutes ses formes. Ses romans ont été traduits en plus de...

Romancier prolifique, conférencier, scénariste, Marc Fisher se passionne pour l’écriture sous toutes ses formes. Ses romans ont été traduits en plus de trente langues. Sa série Le...

Romancier prolifique, conférencier, scénariste, Marc Fisher se passionne pour l’écriture sous toutes ses formes. Ses romans ont été traduits en plus de trente langues. Sa série Le Millionnaire remporte un très grand succès, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Son nouvel opus, Ménage à quatre, lui a permis de décortiquer la psyché amoureuse sous un...

Romancier prolifique, conférencier, scénariste, Marc Fisher se passionne pour l’écriture sous toutes ses formes. Ses romans ont été traduits en plus de trente langues. Sa série Le Millionnaire remporte un très grand succès, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Son nouvel opus, Ménage à...

Romancier prolifique, conférencier, scénariste, Marc Fisher se passionne pour l’écriture sous toutes ses formes. Ses romans ont été traduits en plus de trente langues. Sa série Le Millionnaire remporte un très grand succès, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Son nouvel opus, Ménage à quatre, lui a permis de décortiquer la psyché amoureuse sous un nouvel...

Extrait

Pour ma mère…
et toutes les femmes qui m’ont fait.

À mon mentor, premier lecteur et conseiller éclairé,
Henri Tranquille, avec ma profonde reconnaissance…

Chapitre 1

La contradiction de l’amour
Je l’observe faire ses préparatifs, pour un congrès qui aura lieu le week-end à Boston, lorsqu’un soupçon s’empare de moi.
Je sais bien, puisque nous vivons ensemble depuis plus de deux ans, qu’elle n’a jamais remporté la palme des femmes qui voyagent léger. De la maxime magnifique de cet auteur qui recommandait au voyageur de n’apporter que le superflu, jamais elle ne s’est inspirée: elle apporte aussi le nécessaire, qui prend beaucoup de place.
Je propose immédiatement de lui prêter main-forte pour refermer sa valise trop ambitieuse, pas tant par politesse que pour vérifier le bien-fondé de mon inquiétude. Mon cœur tout de suite bondit, comme si mon pressentiment trouvait sa confirmation.
— Tu as besoin de tout cela pour un voyage de deux jours?
— Non, réplique-t-elle un peu sèchement, avec une concision qui achève d’exciter les chevaux fous de mon angoisse.
Je la regarde, en fait j’essaie de percer le mystère de ce visage si beau. J’admire ses yeux verts si lumineux, ses cheveux châtains dont les boucles se sont emparées de moi comme la méduse du nageur imprudent. Je contemple, comme je l’ai fait tant de fois le soir avant de m’endormir, pour mieux supporter le voyage solitaire de la nuit, son visage d’ange qu’elle ne maquille pas, si ce n’est de ses yeux qu’elle souligne d’un subtil trait de noir, tant est naturelle en elle la beauté, une beauté de chaque instant, de l’après-midi, du soir, de la nuit et même de l’aube.
Car étrangement les voiles de la nuit ne la déparaient pas et, au petit matin, je la trouvais aussi radieuse que l’aurore aux doigts de rose qui ouvre presque chaque chapitre de l’Odyssée. Elle me demande, impatiente :
— Alors tu m’aides ou quoi?
— J’aimerais que tu commences par me répondre.
Elle ne dit rien d’abord, se contente de me toiser froidement, mais ses yeux se sont allumés, et les feux qui y brûlent me ravagent, comme si je lisais dans son regard ce qui va venir.
Qui est inéluctable.
Comme la marche du temps.
Comme la fin d’un amour, aussi grand fut-il.
Enfin elle lance:
— Je pars, Paul.
La manière dont elle le dit, l’expression de son regard sont sans équivoque. Et pourtant, je ne veux pas le croire, je demande des précisions:
— Tu pars? Qu’est-ce que tu veux dire?
— Je te quitte, Paul. Notre vie est devenue impossible. Tu le sais autant que moi. J’aime mieux partir avant que cela ne devienne carrément odieux.
— Mais, Michèle…
— Écoute, inutile de protester. Je t’ai déjà prévenu des dizaines et des dizaines de fois, et tu n’as jamais tenu compte de mes avertissements.
Je m’approche d’elle, je veux la serrer dans mes bras comme si je croyais à la vertu supérieure du geste sur la parole. Mais elle me repousse avec fermeté.
— Ne rends pas cette séparation plus difficile qu’elle ne l’est déjà. Parce que je sais au fond que tu es déjà parti depuis longtemps, sans le dire, sans l’avouer. Parce que tu es lâche comme tous les hommes.
Elle ne peut soutenir mon regard désespéré et, comme pour se donner une contenance, et aussi parce que son départ n’est pas une comédie, elle s’efforce encore de fermer cette valise trop remplie que j’ai abandonnée sur le lit. Elle y parvient, la soulève avec difficulté, et se dirige vers la porte. Je fais un pas en sa direction, levant le bras, non pas pour la frapper bien entendu, mais plutôt pour l’implorer:
— Mais… Tu ne peux pas… Où vas-tu? Donne-moi au moins une adresse, un numéro de téléphone.
— Je te téléphonerai.
— Il y a quelqu’un d’autre?
Elle me lance un regard ambigu, ou en tout cas que, dans mon trouble, je ne parviens pas à interpréter immédiatement. C’est comme si elle était déçue par ma question, qu’elle ressent comme une accusation et qui semble mettre en cause la fidélité qu’elle a pu me témoigner tout au long de notre liaison.

Thèmes et genres
ISBN
Date de parution
Nombre de pages 208 p.
Dimensions 14,0 cm x 21,6 cm

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